Cette nouvelle méthode d’entraînement a conquis un public très hétérogène. Armel et Sandra, créateurs du CroosFit Cact à Saint-François nous expliquent les principes de ce sport et  les raisons de son succès.

Le CrossFit est une activité qui date des années 1970, mais cela fait peu de temps que le grand public l’a découvert. Il y a eu un réel engouement pour ce sport, comment l’expliquez-vous?
C’est une méthode d’entraînement qui existait déjà dans l’armée et chez les footballeurs américains aux Etats-Unis. Greg Glassman, son créateur, a su s’associer avec Reebok et ainsi apporter  la puissance marketing de la firme.  D’autre part, on s’est rendu compte que cette méthode était efficace et pouvait apporter de la force, de la vitesse, de l’agilité et surtout améliorer la santé. On arrive à obtenir des résultats rapidement chez “monsieur tout le monde”. Le gros avantage est que c’est adaptable à tous.

 
L’entraînement se fait-il en groupe?
Oui, en groupe tout en étant individuel. Chacun y va en fonction de son niveau et de ses capacités physiques, mais tout le monde travaille en même temps. Par exemple, s’il faut faire des pompes pendant une minute, certains vont en faire 10, d’autres 100, mais tout le monde aura fourni son maximum et sera fatigué. C’est ce qui permet de recentrer son effort en fonction de ses envies.

 

“il fallait se recentrer sur les mouvements fonctionnels…”

 

 
Ce sont des mouvements classiques de musculation?
C’est parti du principe qu’il fallait se recentrer sur les mouvements fonctionnels, ceux que l’on utilise dans la vie de tous les jours, comme s’assoir, se relever, déplacer des choses en hauteur, marcher, courir, sauter… des choses que l’être humain fait depuis la nuit des temps! On va faire des squattes, soulever des choses du sol, se hisser, faire des tractions… Ce sont des mouvements relativement simples mais qui utilisent toute la chaîne musculaire. Nous travaillons très peu en isolation contrairement à la musculation où l’on va essayer d’avoir de gros bras et travailler seulement les biceps, ici on va privilégier le développement de toute la chaîne musculaire: biceps/triceps ou quadri/ ischio-fessiers. Cela évite d’avoir des déséquilibres musculaires.

Le programme est basé sur trois axes: l’haltérophilie, la gymnastique et le fitness.
Exactement. Ces trois axes à travers différents exercices permettent de renforcer toute la “machine”. Quelqu’un qui a mal au dos ou au mollet ne doit pas soigner seulement le membre douloureux, tout est lié, il vaut mieux réparer le tout que de manière isolée.

 
Vu de l’extérieur, l’entraînement paraît assez martial, y a-t-il aussi  un côté ludique?
Il n’y a que 10 % des gens qui sont là pour la compétition. Les autres, c’est pour récupérer la forme, la mobilité,  cela reste un sport loisir. Sans activités ludiques, cela deviendrait rapidement barbant. Il y a donc une forme de jeu dans les exercices. Le but, c’est que la personne reste le plus longtemps au lieu de s’y mettre à fond pendant deux semaines puis de ne plus rien faire. L’avantage au CrossFit, c’est qu’on propose un entraînement différent tous les jours. Il  n y a pas de routine. Il y a évidemment un effet de mode mais la grosse différence est qu’il y a une réelle efficacité santé qui fera durer je pense la méthode. Même sur le plan psychologique, le fait de se rendre compte qu’on est capable de trouver de l’énergie, de la force, ce petit  “boost” dont on a aussi besoin dans le quotidien, on peut le trouver au CrossFit.

Vous avez organisé une compétition dernièrement pour réunir les  clubs?
Nous avons organisé une compétition en couple avec tous les clubs de Guadeloupe pour les “team séries” de CrossFit. On a pris un réel plaisir à se rencontrer et le mouvement est en marche. Nous avons ici des compétiteurs qui pourront prétendre l’année prochaine à de très belles places au niveau mondial.

CROSSFIT CACT
Facebook: Crossfit Cact

Texte: Cee Bee

Partager cet article.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.