Le vol en ULM offre une vue époustouflante de la région.  Un plaisir que Jean-Claude Antoine a décidé de faire partager, depuis l’aérodrome de Saint-François.

Depuis quand êtes-vous installés à l’aérodrome?
Depuis 2002. Nous sommes plusieurs pilotes et formateurs.

Quels types d’appareils détenez-vous?
Nous avons six ULM (ultra-léger motorisé, ndlr) et un avion. Les ULM sont des appareils deux places, l’avion à quatre places. Ils n’obéissent pas à la même règlementation.

Et l’autogire?
C’est aussi un ULM.

Quelles sont les activités que vous proposez?
Il y a trois activités: l’activité touristique, avec des circuits prédéfinis qui vont durer de 18 minutes à deux heures; il y a la formation de pilote qui se fait avec des instructeurs. Ensuite, il y a la location, les élèves qui ont obtenu leur brevet peuvent louer des avions pour se promener.

 

“Pour moi, la plus belle vue aérienne de la Guadeloupe, c’est Petite-Terre”

 

 

Comment obtient-on son brevet?
Tout pilote doit obtenir un examen appelé tronc commun, organisé par l’avion civile tous les deux mois. C’est un QCM, il y a 40 questions avec dix fautes acceptables. Ensuite, il y a la formation pratique avec deux modules, l’un pour voler seul et l’autre pour pouvoir amener des passagers. La différence entre les deux c’est naturellement que le pilote soit à l’aise et la navigation. Cela est soumis à une navigation vers Fort-de-France, d’abord en double avec un instructeur puis tout seul. La formation dure quatre à six mois, elle coûte pour les plus doués entre 3500 et 6000 euros, cela nécessite au moins une trentaine de vols, parfois plus, selon dépend des personnes.
PETITE TERRE
Avec ce seul brevet peut-on piloter tous les avions touristiques?
Tous les ULM. Il y a six classes d’ULM, les plus lourds et les plus légers que l’air (les dirigeables par exemple). Il faut pour pouvoir piloter chaque classe d’ULM qu’elle soit validée par un instructeur.

 
Cette activité de pilote exige-t-elle une formation continue, des contrôles réguliers?
Il n’y en a qu’en avion, pas en ULM. L’avion est un domaine certifié et l’ULM déclaratif, tout est à la responsabilité du pilote. S’il prend son avion alors qu’il n’est pas capable de voler, c’est un fou, mais généralement cela ne se passe pas. Pour l’avion, le brevet est valable deux ans, soumis à une visite médicale tous les deux ans puis tous les ans quand on est plus âgé. Il faut avoir fait 12 heures de vol dont une heure avec un instructeur lors de chaque contrôle.

 
Qui s’occupe de vérifier la sécurité des appareils?
Pour l’avion, la maintenance est assurée par un atelier agréé, on ne peut pas la faire soi-même, il y a des visites régulières. En ULM, le pilote fait tout seul son entretien. Cela pourrait paraître moins sûr, mais en réalité, quand on étudie la sinistralité au niveau national, elle est la même que pour les avions, voire meilleure. Beaucoup de pilotes en ont un petit peu assez de ces contraintes et passent à l’ULM. EN France, il y a environ 4700 avions et 12 000 ou 13 000 ULM.

 
L’ULM a-t-il la même autonomie que l’avion? Peut-il voler à la même altitude?
Il n’y a pas de différence, ni dans l’autonomie, ni pour la vitesse ou le plafond de pratique, juste dans le nombre de places. En ULM,  il n’y aura que deux places car il est limité à 450 kilos de masse au décollage. C’est la seule limite, avec un ULM, certains font le tour du monde…

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Et avec ces appareils, y a-t-il une possibilité de faire de la voltige?
Normalement pas en ULM. En avion, il faut un instructeur spécialisé, il faut être breveté. Il faut faire attention.

Comment vous informez-vous des prévisions météo, disposez-vous de bulletins spécifiques?
Comme dans l’aviation, il y a tous les jours des bulletins météo publiés, auxquels nous avons recours. Je peux aussi me rassurer auprès d’un météorologue qui est sur place avant d’entreprendre un vol.

C’est laissé à la responsabilité du pilote finalement?
Tout à fait. Certains ne voudront pas voler par 20km/h de vent, d’autres vont sortir à 50 ou 60 km/h. L’autogire est beaucoup moins sensible au vent que les avions.

Peut-on être malade en vol, comme sur un bateau?
Très rarement. Cela arrive peut-être à une ou deux personnes dans l’année.

La piste de l’aérodrome  appartient-elle à la commune?
La passation s’est faite récemment. La piste a été refaite par le Conseil Général, de même que les voies d’accès. La gestion de l’aérodrome est du fait de la mairie, elle est responsable du terrain et de son entretien.

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Où vous êtes-vous rendu au plus loin?
Ce n’est pas moi qui suis allé le plus loin. J’ai fait bien sûr Saint-Barth, Saint-Martin. Le plus long trajet qui a été fait au départ de Saint-François c’est aux Grenadines en ULM.

Il y a des clients qui demandent ce service?
Non, le transport public en ULM est interdit. On ne peut pas prendre quelqu’un à titre payant et l’amener quelque part. On a le droit de faire un circuit, mais pas d’aller d’un point A à un point B.

Selon vous, quels sont les plus beaux sites de Guadeloupe vus du ciel?
Pour moi, la plus belle vue aérienne de la Guadeloupe, c’est Petite-Terre. Ce sont les plus beaux fonds visibles de Guadeloupe. Après, il y a la Pointe des Châteaux, la Baie des Saintes bien évidemment, Marie Galante. Tout est beau mais c’est Petite-Terre le plus frappant.

L’implantation sur Saint-François est donc parfaite?
C’est une excellente situation. Les aérodromes de la Côte sous le Vent comme Baillif sont risqués, aux Saintes aussi c’est un peu technique, comme à Saint Barth. C’est plus facile sur Saint-François.

ULM CARAÏBES
www.ulmcaraibes.com
Facebook officiel: ULM CARAÏBES
Contact : 06.90.642.848 – Jean-Claude Antoine

 

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