Ce nouveau sport de glisse adapté à la pratique urbaine et aux routes de montagne permet de retrouver les sensations du snowboard sur le bitume. Une occasion d’allier loisir et  performance.

Présentations?
Je suis Jonathan Deloumeaux, j’ai 30 ans. J’ai passé mes 15 premières années à Paris, à Pantin plus précisément, puis je suis venu en Guadeloupe à Capesterre.  Je pratique le Freebord depuis 2012, je faisais du Roller, un peu de skate. J’ai également beaucoup pratiqué les sports de combats avec le Taekwondo, du full contact, de la boxe thaïlandaise et maintenant de la Capoeira. J’ai un BTS assistant de gestion, une licence en marketing. Actuellement je travaille dans une société de logistique et de merchandising.

Qu’est-ce-que le Freebord?
C’est un skateboard qui permet de retrouver les sensations du snowboard sur le bitume, de glisser et de s’arrêter en dérapage comme en snow. Au niveau mécanique, c’est une planche qui a six roues. Il y a deux roues centrales qui font la spécificité du Freebord, elles sont en dessous du truck traditionnel de skate, tournent à 360 degrés (c’est le même principe que sur les caddies de supermarché), sont un peu plus basses que le truck ce qui permet la rotation et le dérapage, ainsi que de donner un mouvement de bascule (que l’on appelle «basculo »). On peut se soulever et prendre appui sur les  carres (pointes ou talons, identiques au snowboard). Il y a également des fixations pour les pieds qui permettent un meilleur contrôle.

Comment as-tu découvert le Freebord? D’où vient-il?
Je l’ai découvert en 2012, mais le sport a vraiment débuté en France en 2005 et aux Etats-Unis en 2000. C’est un ingénieur qui a eu cette démarche de vouloir recréer les sensations du Snowboard sur le bitume. Il y a eu beaucoup de recherches et de prototypes avant de trouver ce concept nommé désormais «Hanger». En regardant des vidéos de skate et de snowboard, je suis tombé dessus. J’ai toujours aimé le snowboard mais en habitant en Guadeloupe ce n’est pas évident de pratiquer,  j’ai retrouvé dans le Freebord les sensations qui me manquaient.

“C’est le même état d’esprit que dans les autres sports de glisse, repousser ses limites et faire le plein d’adrénaline”

 

C’est un sport qui nécessite un cadre particulier?
Non pas du tout, il est possible de faire du Freebord sur le plat, en “freestyle”. On peut faire des sauts, des grinds, comme en skateboard.  A la base,  la planche est conçue pour la descente, pour être avec ses amis et aller chercher de belles collines où il n’y a pas trop de circulation.

 
Existe-t-il différents types de planches selon l’environnement?
Les planches restent identiques, mais il y a différents types de roues. Les plus tendres sont faites pour la descente, d’autres plus petites sont plus rapides et mieux adaptées à l’urbain.

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Les routes en Guadeloupe sont très dangereuses, car très étroites. Comment t’adaptes-tu à ces contraintes pour pratiquer?
En Guadeloupe et même dans les Antilles, nous habitons sur des iles volcaniques, nous avons le dénivelé, le relief qu’il faut quand on part en montagne. Par exemple en Basse Terre, à partir de Capesterre, Trois-Rivières, Basse-Terre, Baillif, Saint-Claude, nous avons des routes parfaites, presque dédiées à cette pratique. Il n’y a pas beaucoup de circulation mais on sécurise au maximum avec un véhicule devant et un derrière. Bien entendu, le port du casque est obligatoire parce qu’en cas de chute, le bitume ne pardonne pas…

En dehors de l’environnement “naturel” et urbain, il n’y a pas de “bol” ou skatepark en Guadeloupe pour pratiquer?
Il y en a un au Raizet, mais il est plus adapté à la pratique du BMX par rapport à son agencement, les modules sont assez espacés. Je sais qu’il y a des projets qui sont en cours pour réaliser de vrais skateparks pour pratiquer le skate et le roller et donc le Freebord.

Existe-t-il des compétitions?
Oui, mais c’est un concept original puisqu’elles se font par vidéos. Le Freebord tire son nom de la marque qui l’a créé, c’est elle qui organise ses propres compétitions. Chaque année se déroulent les “Freebord Riders Awards” lors desquels sont décernés les prix du “Rookie of the Year” (débutant de l’année), du “Stand out of the Year” pour les pratiquants ayant déjà participé et qui ont eu la meilleure progression. Enfin, le “Rider of the Year”, récompense une personne qui fait déjà partie de la “Pro Team” Freebord.  Cette équipe de riders professionnels qui est gérée par la marque à San Francisco recrute les meilleurs pratiquants dans le monde entier. Il y a aussi une compétition de vidéos qui s’appelle B.S.V. (Best Summited Video) et qui est ouverte à tous. Elle consiste à poster une vidéo de deux minutes et le jugement se fait sur l’aspect technique mais aussi la créativité de présentation. Les “Represent Tour” permettent aux groupes d’une même ville ou d’une même région d’organiser une session pendant un week-end, c’est alors l’esprit de partage plus que la compétition qui est mis en avant.
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Comment peut-on se procurer le matériel?
Nous avons créé un site Internet qui s’appelle Freebord Caribbean.  A force de faire des apparitions dans la presse, des vidéos, avec mon petit groupe nous avons réussi à monter ce site sur lequel nous proposons des Freebord en Guadeloupe et sur la Caraïbe (Martinique, Guyane, Cuba etc..). Sinon, il y a www.freebordproshop.com qui sont les revendeurs officiels de Freebord en France.

Tu développes aujourd’hui cette activité en Guadeloupe. Quels sont tes objectifs?
Déjà de faire connaître le sport au grand public car cela reste encore une activité d’initiés. Le freebord peut se pratiquer même quand il pleut où qu’il n’y a pas de vague ou de vent. C’est le même état d’esprit que dans tous les sports de glisse, repousser ses limites et faire le plein d’adrénaline.

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Facebook officiel: Freebord Guadeloupe
Contact : 06.90.37.37.98 – Jonathan Deloumeaux
E-Mail : contact@freebordcaribbean.com

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