L’association Zikak regroupe à Saint-François les pratiquantes d’un sport spectaculaire, le twirling bâton. Sa présidente, Marceline Durimel, transmet sa passion aux nouvelles générations avec l’ambition de les mener vers l’excellence.

Depuis quand l’association Zikak existe-t-elle?
L’association a été créée le 31 juillet 1974. J’étais l’une des premières adhérentes, à l’époque presque toutes les jeunes filles de la commune faisaient partie de l’association. Nous étions des majorettes, on ne parlait pas encore de twirling. Nous faisions quelques spectacles, des défilés.
Comment s’est opéré le passage des majorettes au twirling?
Le twirling a été reconnu en France en 1978. La Présidente de l’association à l’époque,  Mme Fétida, avait lu un article dans la presse. Elle a contacté le club d’Orléans qui cherchait à développer cette pratique. En 1999, nous avons fait un jumelage avec ce club et en participant à des stages, nous avons compris la différence, c’était beaucoup plus gymnique que les majorettes. Il nous fallait donc un gymnase pour pouvoir pratiquer. En 2000, nous nous sommes affiliés à la FFTB (Fédération Française de Twirling Bâton) et avons depuis décroché plusieurs titres de champion.

 

“Il faut faire corps avec son bâton, plus c’est fluide, plus c’est beau à regarder.”

 

La dextérité est indispensable pour manier le bâton, est-ce quelque chose que vous décelez dès les premières séances d’entraînement?
Il faut beaucoup de dextérité mais aussi de souplesse des poignés pour effectuer les mouvements. Ttwirling vient de l’anglais twirl qui signifie tourner. Il faut faire corps avec son bâton, plus c’est fluide, plus c’est beau à regarder. Si tout est réuni, on sent que l’on aura des résultats mais comme partout, c’est le travail qui paie.

équipe cadette
Le twirling se juge également sur le rythme, la chorégraphie. Il est très proche de la gymnastique artistique, pourquoi en est-il dissocié?
C’est la question que l’on peut se poser, mais lorsque le twirling sera aux JO (peut-être aux prochains), le twirling sera mieux reconnu.

Le passage de la gymnastique au twirling est-il fréquent?
Notre meilleur élément, Julie Macces (Championne de France N2 en 2014) voulait au départ s’inscrire en gymnastique, mais il n’y avait plus de places… J’ai proposé à ses parents de venir voir l’entraînement, et maintenant, elle est en Nationale1, elle est arrivée 11ème en Coupe du Monde au Canada, alors qu’elle n’était pas partie pour faire du twirling.

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Il y a aussi des garçons dans votre club?
Pour la première fois cette année, nous avons un garçon inscrit. D’habitude, les parents ne veulent pas, même si leurs enfants sont intéressés, ils préfèrent les envoyer au football! Mais lui, à 19 ans, il a pris sa décision tout seul. J’espère en attirer d’autres. Au Japon, il y a des écoles de twirling avec de grands champions, c’est vraiment un plaisir de les regarder. En équipe, tous les bâtons montent au même niveau et sont rattrapés au même moment, c’est hallucinant.

Participez-vous à des animations comme cela se fait aux Etats-Unis (animations des matchs) ou encore aux parades de Carnaval?
Nous avons participé deux fois aux parades de Carnaval à Basse-Terre, mais vu l’ampleur que cela a pris, nous ne pouvons plus dépenser autant pour ces festivités. La préparation aux championnats demande beaucoup de temps car nous avons plusieurs athlètes au pôle Antilles. Nous aimerions cette année proposer un spectacle pour les écoles. Lorsqu’on défile dans la rue, on doit le faire avec les pompons car les enfants ont des niveaux différents, c’est plus difficile de défiler avec le bâton. De ce fait, le public ne comprend pas ce qu’est le twirling. C’est un beau sport, qui mériterait qu’on s’y intéresse davantage, pour comprendre le travail et les progrès accomplis.

ASSOCIATION ZIKAK
Facebook officiel: Association ZIKAK

Tel: 06.90.32.33.29 – Mme Durimel

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