Ancienne joueuse du club des Abymes, Séverine Méridan en est devenue la dirigeante. C’est elle qui a mené la M.J.C.A. lors de la dernière saison, en tête du championnat régional et du tournoi Antilles-Guyane.

A quel âge as-tu fais tes débuts en basket?
J’ai débuté le basket à 11 ans grâce à ma sœur qui avait commencé avant moi, et puis aussi grâce à Patrick Onestas entraîneur de l’époque, qui s’occupait des sections féminines de la MJC et qui fait toujours partie du club. Il s’occupe aujourd’hui de l’école de basket de la MJC.

Quel a été ton parcours?
J’ai fait l’essentiel de ma carrière à la MJC des Abymes, donc on peut dire que je suis l’un des enfants du club. J’y ai vécu de belles aventures sportives, avec notamment notre adversaire de toujours le club de Saint-Claude, contre lequel on perdait toujours en finale.  En 2000, j’évoluais donc avec les seniors, j’ai fait un petit tour à l’avenir 2000, un club de wonche Baie-Mahault qui voyait le jour à cette même période avec à sa tête Félix Courtinard. Une expérience différente qui m’a permis de relâcher la pression au niveau basket et voir la compétition comme quelque chose de plus cool!  Après deux années là-bas, je suis revenue à la maison verte et jaune. Ce changement d’air était nécessaire afin de mieux apprécier la vie au club des Abymes. J’ai eu également une petite expérience en N3 à l’AJSC, un club de Saint-Quentin, dans l’Aisne, durant la saison 2003-2004; une aventure différente qui n’a pas aboutie mais qui m’a apporté beaucoup et qui m’a servi pour être la joueuse que j’ai été.

 

“…devenir professionnelle a été un objectif, mais il était difficile pour mes parents d’envisager un départ.”

 

N’as-tu jamais eu envie de devenir professionnelle?
Oui, devenir professionnelle a été un objectif, mais il était difficile pour mes parents d’envisager un départ. Laisser partir leur fille seule en France, qui plus est pour jouer au basket, ce n’était pas évident. De nos jours, cela fait beaucoup plus partie des mœurs. En tout cas,  j’ai tout de même pu évoluer au niveau Nationale 3 donc le rêve s’est quand même réalisé. Sur le plan professionnel, je travaille comme adjoint administratif à la ville des Abymes, au service communication.

 
Comment arrives-tu à concilier tes deux activités?
J’ai décidé de mettre fin à ma carrière sportive, d’autant plus que je suis devenue une nouvelle fois maman. Concilier les deux n’est pas toujours évident, cela demande beaucoup d’organisation et de sacrifice si l’on veut pouvoir réussir dans tous les domaines. C’est également plus simple quand on a un employeur qui vous accompagne et qui vous suit dans votre aventure sportive, ce qui n’est pas toujours le cas.

 
Existe-t-il des valeurs qui diffèrent des autres sports collectifs tel que le foot ou le rugby? Peut on parler d’une culture ou d’une identité propre au Basket ?
Il y a des valeurs qui diffèrent, mais je ne pense pas que se soient celles purement sportives car cela reste un sport collectif au même titre que le foot ou le handball. Mais la MJCA à toujours eu des valeurs familiales, de partage, et c’est vrai que cela est important de nos jours de pouvoir être dans une structure qui vos transmet de bonnes valeurs et des repères en plus de la famille.
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De quelle manière contribues-tu à l’évolution de ce sport, vis-à-vis de la jeunesse par exemple?
Ma contribution pour ce sport, c’est mon investissement au niveau de la direction de mon club. J’essaie d’apporter mon expérience et de faire avancer les choses, ce n’est pas aisé de trouver de nouveaux bénévoles qui souhaitent s’investir sérieusement. Mais il faut pouvoir donner, sinon la survie du club devient à un moment difficile. Il faut trouver des idées pour améliorer la vie du club et dans le même temps celle de nos licenciés.

La taille est-elle un prérequis pour jouer au basket? Toi-même, l’as-tu déjà vécu   comme un “handicap”?
Il est évident qu’être de grande taille constitue un atout, mais je pense que tout le monde a sa chance, il suffit de travailler et de se donner les moyens de sa réussite. Je mesure 172 cm, je pense que c’est une taille moyenne pour une basketteuse et cela ne m’a jamais posé de problème dans la pratique de mon sport favori.

 
Vous avez effectué une très belle saison l’an dernier, en terminant premières du championnat régional et en remportant le titre Antilles-Guyane.
La saison 2014/2015 est l’année de la consécration pour nous; en plus d’avoir tout gagné au niveau régional, nous avons enfin réussi à remporter le titre qui manquait à notre palmarès: le championnat Antilles Guyane. C’était un véritable bonheur que nous avons partagé ensemble. Derrière nous se tenait tout un club qui attendait cela aussi depuis un bon moment.

Quel est ton joueur préféré et pourquoi?
Je pense comme tout le monde à Michael Jordan, pour l’ensemble de son œuvre et  son talent! Mais aujourd’hui, j’aime beaucoup Nicolas Batum, pour son style de jeu très altruiste, c’est quelqu’un de sobre et qui arrive à mener une belle carrière en NBA.

 
Quel est ton film de référence en Basket?
Je n’en ai pas vraiment, mis à part Love in basket-ball, parce que des amis me trouvaient des similitudes avec le personnage du film.

Quels sont les objectifs aujourd’hui?
Nous avons la volonté de faire une transition en douceur au niveau de l’équipe afin de garder une certaine stabilité dans les résultats. Ce n’est pas évident, car les joueuses talentueuses partent de plus en plus tôt et des filles qui jouent au basket, il n’y en a pas des milliers. Il faut que nous renforcions notre secteur de formation pour avoir un maximum de jeunes avec un bon niveau, pour ensuite en avoir suffisamment pour alimenter nos équipes seniors. Il faut aussi susciter l’intérêt des filles pour le basket afin d’en avoir un grand nombre qui s’inscrit en club. C’est dans cette direction que nous travaillons avec les différents partenaires qui nous accompagnent.

M.J.C.A.
Contact: 05.90.20.31.54

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