“Les actes de l’Homme intéressent parfois le corps, parfois l’intelligence, tandis que la danse occupe l’un et l’autre: elle affine l’esprit, exerce les membres, instruit et charme les yeux, l’oreille et l’âme”. Ainsi s’exprimait Xénophon, philosophe et historien grec du IV° siècle avant J.C., pour présenter cet art qui fut d’abord sacré, prenant place dans un rituel religieux, avant de devenir plaisir, spectacle et divertissement. Langage du corps, la danse exprime sans mots des idées, des émotions ou des histoires et permet de faire corps avec les autres. On danse ensemble pour célébrer, se rencontrer, parfois aussi se défier comme dans les “battles” que le Hip Hop a rendu familiers. La danse façonne, perfectionne, soigne les corps et les esprits. Et si l’on s’y attache vraiment, elle peut devenir la lumière qui guide les pas de ses artistes dans un monde affranchi des frontières, abolissant les barrières géographiques et linguistiques. Partie intégrante des traditions  mais aussi miroir des mutations culturelles et sociales, la danse peut être parfois mal comprise, jugée peu orthodoxe par des autorités religieuses ou politiques. On se souvient qu’il était interdit de danser pendant l’occupation en France ou dans l’Amérique esclavagiste. Aujourd’hui, de nombreuses émissions de télévision font la part belle à des danseurs de talent, quelque soit leur style. Gestuelle qui nous invite à nous dévoiler, nous découvrir, nous transformer, la danse reste sans doute un code que l’humanité n’a de cesse de réinventer pour exprimer son besoin de liberté.

Partager cet article.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.