Pionnier du Hip Hop français, Poska en a posé les fondations avec des mix-tapes devenues cultes comme What’s The Flavor. Installé à New York d’où il anime une émission de radio, il est aussi au générique du film One Buck, continue à animer des soirées et travaille sur une nouvelle compilation.

Présentation
J’ai 43 ans et j’ai grandi à Noisy-le-Grand. Je suis Dj actif depuis 1991 et franco-malgache de surcroît!

Comment s’est faite ta rencontre avec le DJing?
Elle s’est faite par mon frère qui avait des platines, j’essayais de mixer des disques dans sa chambre. Il avait deux platines différentes: l’une était réglable avec un pitch, c’était une grosse Akaï avec un plateau très lourd, il était impossible de scratcher avec ça; l’autre n’avait pas de pitch, c’était une Fisher. Le type de platine qu’il y avait au dessus des chaines Hi-fi. Et une table de mixage Phonia. À l’époque, il n’y avait que des curseurs et pas encore de crossfader. J’ai appris à mixer là-dessus et j’ai squatté son matos jusqu’au jour où il me l’a donné. Stéphane Larance m’avait fait écouter, sur une cassette audio, le championnat du monde 88 DMC de Cash Money. Cela a été la révélation, l’apprentissage du scratch etc.… Entre temps, j’ai découvert Dee Nasty, ensuite le Rap français mais surtout le Tag. Et après, la culture Hip Hop dont j’ai pratiqué à peu près tous les éléments sauf le Rap.

C’est dans le tag que tu as trouvé ton nom…
Oui. Je taguais, j’ai pris plusieurs noms avant de choisir celui-là. Mais à cette époque, les marqueurs n’étaient pas encore connus et le jour ou j’ai décidé de sortir mon premier projet en tant que DJ, j’ai changé le C de Posca en K et ça claque! Il y avait beaucoup de gens qui me demandaient d’ou venait ce nom, beaucoup m’ont dit des pays de l’Est d’ailleurs. Cela m’a démarqué de tous ceux qui prenaient des noms américains.

 

“On m’a connu par les soirées, mais ce sont les mix-tapes qui ont fait le plus de bruit.”

 

Et c’est après 25 ans de carrière que tu es enfin en contact avec la marque Posca?
Oui. J’ai eu cette occasion par le biais de Nino de Itboyz, par rapport à BMO (tagger managé par Nino), pour qui j’ai réalisé la bande-son d’une vidéo. Mais je n’ai pas réellement encore travaillé avec Posca. Il y a plein d’idées, mais il faut que ce soit pertinent et non pas juste pour coller nos noms.

Il y a différents styles de DJs, soirées, animation, concert, technique, comment te définis-tu?
J’ai tout testé, mais en gros dans le Hip Hop il y a les DJs de soirées et les DJs technique. J’ai commencé à faire quelques soirées, mais très vite, j’ai eu cette envie de participer à un concours DMC. Je l’ai fait avec DOZ, cela m’a révélé tout le côté show, c’est une représentation que tu dois faire pour te présenter devant un jury. Alors qu’une soirée, c’est plus une question de feeling et de mise en condition des gens, pour les faire entrer dans ton délire. Le côté technique ne m’a pas trop parlé, je l’ai fait une fois et j’en suis vite sorti. J’ai préféré le côté musical, la production et les soirées. Je me considère comme un DJ Hip Hop de soirée.

Il y a aussi l’animation, tu as fait des émissions de radio, des concerts pour accompagner des rappeurs.
Tout se rejoint, le côté technique dans lequel je ne me suis pas retrouvé dans les championnats, je l’ai trouvé sur scène avec les rappeurs. Je pouvais ainsi changer les instrumentaux à tel ou tel moment, en adéquation avec le show du MC. On m’a connu par les soirées, mais ce sont les mix-tapes qui ont fait le plus de bruit. Le côté technique, je ne l’ai jamais perdu, j’ai toujours placé quelques scratchs dans des compilations ou mix-tapes. Mais c’est bien aussi quand les gens viennent te voir en live et qu’ils découvrent ce que tu as de plus, et que tu ne donnes pas tout dans tes compilations ou tes mix-tapes.

Il y a un aussi un côté plus spontané en soirée.
Qui est très important. Tu fonctionnes par rapport au public. Si le public n’est pas “chaud”, ça ne va pas forcément te porter et c’est à toi de les porter à ce moment-là. Il faut toujours être dans une bonne “vibe”.

Comment t’es venue l’idée des mix-tapes?
Quand je mixais dans ma chambre, je faisais tout le temps des cassettes. Je m’enregistrais parce que c’était comme un entraînement, et que je pouvais écouter mes sons où je voulais avec mon walkman. Il y avait tout le temps des amis de mon frère qui passaient à la maison et qui me demandaient des cassettes, car après les vélos, mobylettes, scooters, l’époque des voitures arrivait avec les postes à cassettes. Il y avait toujours mes cassettes dans leur voiture. Quand j’ai rencontré Franck et Serge avec qui nous avons fait Funky Maestro, je mixais déjà dans ma chambre, j’étais très actif. Ils rappaient et nous nous sommes associés. Progressivement, nous avons acheté du matériel et Franck travaillait chez LTD (disquaire à Châtelet, NDLR), c’est à ce moment qu’il y a eu un engouement pour les mix-tapes avec DJ Clyde, Cut Killer, Cutee B… De mon côté, je commençais à travailler et ma copine attendait un enfant. Je faisais mes mix avec un petit quatre pistes et ma première mix-tape est née comme cela. Franck et Serge m’ont dit qu’il fallait la sortir. Et en même temps, nous avons sorti notre premier cinq titres avec K-reen. C’était Underground Mix avec à coté la cassette Lyrr-X. Il se trouve qu’entre temps, j’ai travaillé dans une usine de duplication de cassettes. Et alors qu’on copiait nos cassettes comme tout le monde, avec les postes double cassettes, pour les distribuer aux amis et à la famille, tandis que Franck réalisait des pochettes en buvard, la personne qui m’employait a découvert mon travail et m’a proposé de les fabriquer directement dans l’usine. Cela représentait un vrai changement dans la qualité et nous avons décidé d’introduire du Rap français, des freestyles, avec la mix-tape What’s The Flavor#20. C’était la première avec une jaquette en couleur et enveloppée dans du cellophane. Un vrai produit fini! Quand on est arrivé dans les magasins pour les distribuer, ils ont noté le changement de qualité. Même les DJs comme Cut, Clyde, tout le monde est venu nous voir. Du coup, j’ai proposé à mon ami de fabriquer celles des autres DJs et cela a fonctionné ainsi durant des années. A cette époque, la distribution était importante, et les magasins se disaient “Si on a cette mix-tape là, on aura du passage”, donc nous ne la déposions pas partout, environ dans un magasin par grande ville pour étendre petit à petit notre réseau. C’est Franck encore une fois qui a beaucoup travaillé la promotion. A nous trois, nous avons abattu beaucoup de travail entre les soirées, les mix-tapes, tout se passait bien et nous avons eu cette proposition de signer chez Universal en 1997, juste après la mix-tape Time Bomb. Les mix-tapes nous ont permis d’acheter du matériel, d’avoir une belle exposition comme à Génération 88.2 où j’étais tous les soirs pendant deux ans, en 1998 et 1999. Tout s’est enchaîné.

 

“Être DJ et juste passer du son, n’importe qui peut le faire aujourd’hui”

 

Le rôle de DJ à muté avec le temps et de Disc Jockey qui faisait découvrir des nouveautés on est passé aux DJs d’aujourd’hui qui suivent souvent la playlist “généraliste”. Qu’en penses-tu?
C’est une perte de contrôle mais en même temps, cela a toujours été ouvert à tous, à la différence qu’auparavant cela coûtait très cher et de ce fait, ce n’était pas accessible à tout le monde. C’est d’ailleurs pour cela qu’à l’âge de 16 ans, j’ai arrêté l’école…C’est quand j’ai vraiment commencé à travailler que j’ai pu m’acheter mes disques, ma première platine. Aujourd’hui avec un ordinateur, tu peux enchaîner des morceaux mais devant un public ce ne sera pas pareil. C’est un bien pour nous et pour les marques, car il y a eu une explosion autour du DJing qui est toujours active. Après, c’est aux professionnels de faire la différence, mais sinon c’est comme pour le Hip Hop, le but est d’avoir de plus en plus d’adhérents et de gens qui apprécient ce que l’on fait, et si l’on y contribue c’est parfait. C’est aussi à nous de nous mettre dans le bain de cette nouvelle technologie, de prendre nos marques, mais comme je le disais c’est aux professionnels de bien faire la différence entre quelqu’un qui va passer du son et quelqu’un qui va être là pour faire bouger des foules ou amener des gens dans un lieu.

Les outils ont changé mais c’est toujours le même combat pour savoir se démarquer.
Je dirais davantage qu’avant, il faut être capable d’apporter quelque chose en plus. Etre DJ et juste passer du son, n’importe qui peut le faire aujourd’hui… Même avec son téléphone.

Quelles sont tes influences musicales?
La Black Music principalement, mais la bonne musique en général. Il peut m’arriver d’écouter un morceau de classique, de Bach ou Mozart car ça aère aussi les oreilles, mais je suis très Funk, Soul, Reggae, Dancehall, Blues, Jazz, Hip Hop et RNB évidemment. Du fait d’être compositeur, j’écoute de tout, même de la variété française. Parfois, j’aimerais bien reprendre de la variété, ce qui nous stoppe souvent ce sont les autorisations mais il y a une vraie source dans la variété française. Les morceaux de Véronique Sansom ont des samples de dingue… Charles Aznavour a déjà été samplé par les Américains, ou même Demis Roussos, même si cela paraît totalement improbable (rires)! J’ai fait une série de mix qui s’appelle Knowledge, que j’ai sorti il y a trois ans et qui est disponible sur les réseaux sociaux. C’est une série de neuf mix d’une heure et ce sont en gros toutes mes influences. Il n’y a pas de mix de Jazz, ni de Dancehall mais il y a du Rap français, de la Funk, du Hip Hop New Jack R&B, du Reggae, du Slow Jam et un mix de Soul.
Quels sont les artistes avec lesquels tu as collaboré pour leur tournée?
Pit Baccardi, Oxmo Puccino, Noyau Dur, Busta Flex, et pas mal de groupes indépendants que j’avais signé sur mes labels comme Smoker ou John Gali.

Tu es également beatmaker, c’était une suite logique?
Oui, mais l’inverse aussi peut être vrai, le deejing peut être la continuité du beatmaking. Ce sont deux processus totalement différents, la mise en condition pour animer une soirée n’est pas du tout la même que celle pour faire un son. Pour une soirée, il faut être dans l’effervescence alors que pour produire un son, tu peux t’imprégner de n’importe quel sentiment: la joie, un décès, une anecdote, une couleur…

On dit une suite logique car le DJ prend ou boucle sur sa boite à rythme et l’améliore par des scratchs etc.
Ce que l’on utilise dans le Hip Hop, les sonorités de la MPC ou la SP12, ce sont des boîtes à rythme. Apres, les machines diffèrent selon les artistes, comme un DJ qui préfère des Numark à des Technics (platines, ndlr). C’est une continuité mais c’est également complémentaire. Je suis DJ, compositeur, mais aussi ingénieur du son. Je fais de l’editing, je contrôle Protools (programme d’enregistrement professionnel, ndlr), je peux faire une séance d’enregistrement. Je peux tout gérer dans un studio de A à Z, mais je suis plus un créatif, j’aime me retrouver avec un artiste dans une pièce à écouter du son, qu’il commence à gratter sa feuille ou trouver des mélodies, que l’on avance sur un thème. Et quand tu sais tout faire tu n’as pas besoin d’expliquer, c’est beaucoup plus rapide lorsqu’on connaît chaque stade de construction.

 

“…on m’a présenté au responsable de Bushwrick radio et il m’a proposé un show sur leur antenne.”

 

En soirée tu as également été accompagné par différents artistes?
Je l’ai fait une fois officiellement avec Jacky pour ambiancer une soirée, sinon c’était parce qu’on se retrouvait au même endroit et au même moment. Au début, je ne le faisais pas mais c’est aussi ce qui m’a démarqué des autres qui parlaient au micro. Je ne suis pas du genre à parler, c’est la musique avant tout. Mais à un moment donné China Moses, avec laquelle je m’entendais très bien, avait un peu de temps libre et je lui ai proposé de m’accompagner. Alors que tout le monde avait un gars avec lui, moi, j’avais une femme. Cela a fait du bruit et du coup, beaucoup de DJs l’ont appelé pour leurs soirées. C’était la bonne fusion du moment.

Pourquoi t’être installé à New York?
Cela n’a rien à voir avec la musique. C’était ma femme qui était motivée pour venir ici, et après mon accident, j’ai eu un gros temps de réflexion, et quitte à reprendre et refaire des choses autant partir à New York et tester ce qui y était possible. À Paris et même en France, j’avais un peu fait le tour et cela ça m’a fait du bien de me renouveler. Le premier jour de l’an que j’ai passé là-bas, on m’a amené au Novotel de Time Square, et de là j’ai commencé à mixer dans des événements avec des artistes indépendants de New York. J’ai rencontré Nino de Hitboys et j’ai décidé de faire un EP avec eux l’année dernière, Blockbangerz. Je suis venu en France avec des artistes américains pour faire un Show au festival Hip Hop Sessions à Nantes et de la promo dans les radios; tout s’est enchainé depuis que je suis là-bas. Volontairement, je n’ai pas voulu tout exposer, je voulais d’abord faire des choses et je savais que ça allait émerger. Il fallait que je trouve aussi mon rythme.

Tu as maintenant une émission de radio à New York.
J’ai recherché ce que je voulais faire exactement, il y a eu une bonne période de réflexion et en arrivant à NY, on m’a présenté au responsable de Bushwrick radio et dans la même journée, il m’a rappelé et proposé un show sur leur antenne. Je n’ai pas réfléchi longtemps et j’ai demandé à DJ Akil de m’accompagner, on fait l’émission ensemble. Il va y avoir du changement, il est probable que nous passions sur un autre site avec un peu plus de couverture et de promo incessamment sous peu.

Tu es également au générique de One Buck, le film de Fabien Dufils. Comment en es-tu arrivé-là?
C’est l’une des particularités de New York. En France, on aime bien mettre des étiquettes et te laisser dans ta case. En France, je suis DJ, on ne va jamais m’appeler pour une musique de pub ou autre. À New York, j’ai pu m’ouvrir à pas mal de choses. J’y ai fait du placement de productions avec la France et c’est là que j’ai rencontré Fabien, en lui amenant des artistes pour des clips via un ami commun. On a fait des clips ensemble, ça a bien collé, jusqu’au moment où il a reçu une proposition d’investissement sur son film et m’a proposé le rôle de 1er assistant. Ce n’était pas rien, je n’ai pas hésité mais il fallait que je sois capable de tenir le poste. Je suis intervenu autant dans la production qu’en tant qu’assistant réalisateur. C’est son premier film, et c’est le film d’un ami plus qu’un travail, j’étais vraiment au service de ses idées. Mon but était qu’il ait ses images en fin de journée. Et nous avons réussi, nous avons fait un beau film en sept semaines, cinq semaines de tournage plus deux semaines de préparation et bien entendu plus d’un an de travail d’écriture etc… Ce genre de chose n’est possible qu’à New York, à Paris c’est vraiment différent.

Le film connaît actuellement un vrai succès.
Nous n’avions aucune prétention, on a fait vraiment un film avec les messages qu’il voulait faire passer. Aujourd’hui, tous les prix qu’il remporte, c’est une fierté. Je ne me mets pas en avant car c’est son projet. Parfois, il y a des artistes qui se sont mis à mon service pour faire des projets et bien là c’était mon rôle pour Fabien.

Tu te lances dans la réalisation?
J’ai toujours aimé l’image, la photo, la lumière, mais je fais déjà pas mal de choses, je ne veux pas rajouter cela en plus. Je voudrai faire des courts-métrages plus tard, encore faudrait-il avoir du temps… Je pense en avoir les capacités, mais je veux me concentrer essentiellement sur ce que je sais faire.

 

“Si je ne devais passer que des morceaux que les gens veulent entendre, ce serait pénible. ”

 

Tes futurs projets?
Il y a un morceau qui doit sortir sous peu avec Frank Knight et nous préparons un album qui devrait sortir à la rentrée. On travaille à deux sur la réalisation, il a beaucoup appelé les artistes pour les featuring mais j’ai toujours mon mot à dire. Il est carré, facile à vivre et surtout talentueux. Sur scène, c’est terrible. Nous avons un bon échange. Aujourd’hui, nous en sommes à 27 morceaux donc il va falloir que l’on tranche dedans pour l’album et l’on sortira sûrement une mix-tape en plus. Il y a aussi une compilation française sur laquelle je suis en train de travailler, un nouveau What’s The Flavor. J’ai déjà commencé quelques enregistrements. Il y aura des anciens et d’autres de la nouvelle vague.

Tu vas aussi participer à la soirée Night & Day au Trabendo qui représente un peu l’âge d’or du Rap français.
L’âge d’or du Rap français indépendant!!! C’est Voodoo de Section Fu qui m’a contacté et j’ai accepté car cela me correspond. Il aimerait que j’introduise chaque groupe avant son entrée sur scène, il y a beaucoup de travail et j’ai envie de faire quelque chose de bien. Il y aura la Scred Connexion, Section Fu, Octobre Rouge, Triptik, Daddy Lord C, Rocca, TSN… DJ Djel m’a également contacté pour faire l’after de Don Choa.

Tu fais donc des allers-retours entre Paris et New York régulièrement.
Je ne suis pas parti à New York pour zapper la France.

Quel regard portes-tu sur la Caraïbe?
La Guadeloupe, les Antilles, j’y suis venu une fois il y a très longtemps avec Pit Baccardi, Oxmo Puccino, Stomy Bugsy pour faire un concert. Depuis, je n’ai pas eu l’occasion d’y revenir et le but est de se rapprocher un peu plus des artistes de la scène locale. Le fait que tu m’aies proposé d’avoir une Playlist sur Loupe, c’est aussi un moyen de toucher toujours plus de monde. Et bien entendu, vu que tu me donnes carte blanche, ce qui est primordial pour moi, c’est toujours un plaisir. Si je ne devais passer que des morceaux que les gens veulent entendre, ce serait pénible. Pour moi les Antilles, c’est à faire, et c’est parfait maintenant en étant à New York avec les lignes directes. Loupe est un magazine qui parle de culture et de l’urbain, cela me correspond parfaitement.

DJ POSKA
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Texte: David Dancre
Photos: D.R.

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