Dans un monde qui s’urbanise, le Graffiti est devenu un phénomène universel et incontournable. Reconnu comme une création artistique, il s’affiche aujourd’hui dans les musées où il attire des foules de visiteurs.  Assimilé à une forme de pollution et de délinquance, il reste néanmoins un délit réprimé par la loi dans de nombreux pays dont la France. Les premiers graffitis remontent aux plus anciennes civilisations. Pour les archéologues, ils nous révèlent ce que les autres sources taisent souvent; reflets des opinions et de la culture populaires, ces écrits non littéraires nous renseignent sur des aspects souvent inédits des sociétés qui les ont produits. Des murs de la vallée des Rois en Égypte à ceux des catacombes, de la Rome antique au Paris révolutionnaire, du Berlin occupé au New York de Basquiat, les graffitis nous permettent de saisir un moment de l’Histoire. Récemment, un universitaire déclarait dans la revue Antiquity que “les graffitis laissés dans les années 1970 par le groupe punk Sex Pistols dans l’arrière-boutique d’un magasin londonien sont aussi importants que les traces laissées par l’Homme dans la Grotte de Lascaux”!
En Guadeloupe, de nombreuses communes ont sollicité des graffeurs, sans doute pour donner une identité plus jeune et dynamique à leur territoire. Loin d’être stéréotypé, le graffiti se décline en une multitude de styles et évolue selon les lieux,  les techniques et les artistes. Un art  gratuit mais éphémère car les murs de nos cités sont voués à être repeints, détruits, rebâtis…

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