Précurseur, Sean Garnier a crée  la team S3 (Street Style Society) en 2006 avec Andreas. Ils sont aujourd’hui une quinzaine dans le groupe, de tout âge et tout horizon, dont la plupart possède un titre.

A quel âge as-tu commencé à pratiquer le football?
J’ai commencé à l’âge de 6 ans puis je me suis fait recruter à 11 ans à Auxerre pour le centre de formation. De nombreuses blessures vers 16/18 ans m’ont ralenti dans ma progression et éloigné de mon rêve.

Comment as-tu découvert le freestyle?
En étant éducateur sportif vers 20 ans, je cherchais encore à percer dans le foot et c’est tout naturellement que je me suis penché vers ses pratiques dérivées tel que le Freestyle, Futsal, Street Soccer,  surtout au contact des jeunes qui aiment ce genre de démonstration. J’ai participé à beaucoup de compétitions et en deux ans je suis devenu champion du monde de Freestyle. J’ai aussi gagné des compétitions de Street Soccer en France.

“… en deux ans je suis devenu champion du monde de Freestyle.”

 

 

Quelles sont les techniques de bases?
Le tour du monde, le blocage nuque, le jonglage assis, les dribbles au sol, le blocage genou, le slap.

C’est en quelque sorte la G.R.S. urbaine?
On pourrait l’appeler de la G.R.S. urbaine ou de la danse avec le ballon, mais nous appelons cela l’Urban Ball ou le Freestyle Ball.

Est-ce qu’il existe une fédération de Freestyle (française et internationale) ou cela reste-t-il encore une pratique urbaine sponsorisée pour des évènements?
J’ai créé l’association France Freestyle Ball qui organise les championnats de France de Football et de Basketball.
 A l’international, on a la F3 qui organise le World tour mais uniquement pour le Freestyle Foot. C’est assez spécialisé car il y a plusieurs disciplines. En France et sous mon égide notamment,  nous essayons de regrouper les différentes pratiques pour regrouper le plus grand nombre.
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Il y a également des femmes qui pratiquent. La compétition est-elle mixte?
Il y a des filles notamment la championne du monde qui fait partie de mon groupe S3 (Street Style Society) qui s’appelle Mélody Donchet et qui est selon moi incroyable. Elle pourrait concourir avec les hommes mais préfère se concentrer uniquement sur les compétitions féminines.  Le Redbull Street Style est une compétition de championnat du monde (celui que Mélody et moi avons gagné chacun dans sa catégorie) et celle-ci sépare les hommes des femmes.

Sur quels critères êtes vous jugés lors de ces compétitions?

Style, créativité, contrôle, performance et difficulté.

 

 

“Neymar … face à quelqu’un comme moi n’a aucune chance…”

 

 

Tu es champion du monde de Freestyle, cela t’aide-t-il sur un terrain?
Est-ce que le terrain m’aide à être meilleur freestyler? 
Est-ce qu’être un bon joueur de poker aide à faire des tours de Magie avec les cartes? 
Est-ce qu’un champion de Tennis serait un champion de Ping-Pong? Cette question rabaisse souvent la discipline du Freestyle, en fait il ne faut pas comparer de cette façon un freestyler et un joueur de football classique.
Ce qu’il faudrait comparer plutôt ce sont les heures de travail (4 à 8 h par jour en Freestyle). Le footballeur, lui, n’est pas un technicien du ballon: il joue dans un jeu où la maîtrise de la balle n’est utilisée pendant le match que durant trois à quatre minutes pour les meilleurs joueurs. Chaque enchaînement dure de 2 à 10 secondes maximum. 
Il n’a pas besoin d’une grande technique de ballon mais de maîtriser les paramètres du jeu du football. Le freestyler touche la balle à 90% durant son show et ne joue pas à un jeu, il doit maitriser l’objet à 100% et donc devient un technicien du ballon.  On peut en conclure qu’un footballeur ne peut pas arriver techniquement “à la cheville” d’un freestyler en matière de technique de ballon en dehors du jeu du football…

Justement, tu as fais une démonstration avec Neymar, penses-tu que cela soit une confrontation juste?
Juste,  non. Comme je viens de l’expliquer, et c’est peut-être bizarre pour les gens de le lire, Neymar, en “un contre un” face à quelqu’un comme moi n’a aucune chance. Ce n’est pas juste pour lui car dès qu’il va jouer sur ce terrain là, c’est un geste assuré qu’il va concéder comme n’importe quelle personne qui ne pratique pas le un contre un.
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Est-ce que tu vis de ton sport?

Oui,  j’en vie depuis le début et cela marche plutôt bien.

Qu’est ce qui t’inspire pour créer de nouvelles figures?

Plutôt des disciplines différentes comme la danse, le basket, les arts martiaux.

 

 

“… défier les joueurs professionnels, pour montrer aux gens qui les idolâtrent qu’ils faut les considérer comme des êtres humains normaux”

 

 

Qu’est ce qui te pousse à pratiquer autant?
Les challenges. J’aime pouvoir faire taire les gens qui parlent, me donner de nouvelles ambitions; aller a l’encontre des idées reçues, c’est pour cela que j’ai commencé à défier les joueurs professionnels, pour montrer aux gens qui les idolâtrent qu’il faut les considérer comme des êtres humains normaux, qui jouent juste à un jeu (le football) très populaire.
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Quel est ton club favori?
Pas de clubs favoris. Je supporte le beau jeu.

Quels sont tes projets?
Continuer à développer le sport, monter des académies urbaines, développer ma team S3, créer des compétitions.

SEAN GARNIER
www.sean-garnier.com
Facebook officiel: Sean Garnier S3 Freestyle Ball
twitter/instagram : @seanfreestyle

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