Quatre ans: c’est l’âge à partir duquel une marque propose ses premiers soutiens-gorge. Les petites filles sont les victimes d’un marketing genré qui les cantonne à un rôle de séduction, et dont les effets psychologiques commencent à se faire sentir.

Toutes les femmes sont soumises, de façon plus ou moins consciente, aux injonctions des magazines et de la publicité. Ce phénomène n’épargne pas les jeunes filles: la vente de strings a représenté à elle seule 156 millions de dollars pour les 13-17 ans l’an dernier. Les grandes surfaces proposent presque toutes des soutiens-gorges ampliformes ou rembourrés à partir de 8 ans (taille 65 A), pour donner l’illusion d’avoir des seins. Ces fillettes qui se construisent à partir d’images sexistes et stéréotypées adoptent, sans le savoir, l’idée qu’elles sont des objets disponibles et exploitables. Une tendance que l’usage des réseaux sociaux, sans contrôle parental, met en exergue. Il y a quelques années, on s’alarmait de l’anorexie qui commençait vers 15 ans, mais il n’est pas rare que des filles de 6 ans en présentent les symptômes aujourd’hui. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes est un objectif que tous les États ont approuvé (Objectifs du Millénaire pour le Développement, ONU) mais les pratiques socio-culturelles, visiblement, s’en éloignent encore.

L’HYPERSEXUALISATION
Chair et âme- L’hypersexualisation des jeunes filles, Blanche Martire
Sexy inc. Nos enfants sous influence, Sophie Bissonnette (You Tube)

Texte: Cee Bee

 

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